top of page

Comment être moins débordée ?

  • 28 mars
  • 3 min de lecture


Vous courez toute la journée et votre liste de tâches semble infinie ? Dans son livre J’arrête de courir après le temps (ESF Sciences humaines), la coach Nina Bataille donne de nombreux conseils pour mieux équilibrer sa vie.



1. Pour ne plus procrastiner, visualiser les effets positifs de la tâche.


La procrastination - ou le fait de reporter une action prévue en sachant que cela aura des conséquences négatives - augmente le nombre de tâches à réaliser et le stress qui y est lié. Une des solutions est de visualiser les effets positifs de cette tâche. En effet, selon des recherches, notre cerveau a tendance à surestimer le côté désagréable de celle-ci - il s’agit du biais de négativité. Au contraire, imaginer les étapes de la tâche et ses bénéfices est plus motivant.


Par exemple, si je n’ai pas envie d’aller courir dans le froid ce matin, je peux visualiser le soleil qui brille et sentir ses rayons sur ma peau, la bonne douche chaude et le bon petit-déjeuner que je prendrai en rentrant. Et c’est parti !


2. Se fixer des objectifs atteignables, et qui me procurent peu de stress.


Quand on se met la pression toute seule, avec un haut niveau d’exigence, on se retrouve souvent débordée, car on aurait besoin de plus de temps. Comment se donner des objectifs atteignables, et arrêter d’avoir « les yeux plus gros que le ventre » ?


Un exercice proposé dans J’arrête de courir après le temps propose plusieurs étapes. D’abord, identifiez une situation stressante (par exemple, un travail que vous pourriez perdre). Donnez une note sur 10 à votre stress (exemple : 9,5/10). Ensuite, définissez un objectif précis à cette situation (conserver ce poste à tout prix). Réfléchissez à cinq moyens pour l’atteindre (faire valoir vos résultats, vous entretenir avec votre directeur des ressources humaines...). Enfin, donnez une nouvelle note à votre stress (7/10 par exemple).


Mais si votre stress reste supérieur à 7/10, c’est que votre objectif est en réalité trop élevé. Revoyez-le à la baisse, pour le transformer en un objectif atteignable. Dans l’exemple donné, établissez une stratégie pour trouver un emploi dans une autre entreprise.


3 Écouter ses émotions pour ne plus fuir l’ennui.


Certaines personnes ont peur de l’attente et de l’ennui, et remplissent leur agenda avec forte accumulation de projets et de rencontres. Elles se trouvent donc surmenées. Selon la coach Nina Bataille, cela peut être dû à un manque d’estime de soi, avec l’impression que « remplir le temps peut permettre de remplir son estime de soi. » On cherche à l’extérieur ce qu’on ne trouve pas à l’intérieur.


Pour y remédier, on peut commencer par identifier ses sensations - tensions, transpiration... - et ses émotions - tristesse, colère... -, sans les fuir. Ensuite, au lieu de prévoir mille activités, on peut lister celles que l’on a le plus de joie à vivre, et les réaliser en pleine conscience, avec attention.


4 Identifier de quel type de repos j’ai besoin.


La chercheuse Saundra Dalton-Smith a déterminé sept types de repos. Vous vous sentez dépourvue d’énergie et avez du mal à vous réveiller le matin, même après une bonne nuit de sommeil ? Vous avez besoin de repos physique. Faites des pauses dans la journée ou des microsiestes pour « débrancher » votre cerveau.


Vous avez du mal à vous concentrer et vous êtes irritable ? Le repos mental vous attend ; éteignez les écrans et observez votre respiration pendant 5 minutes. Vous êtes très exposée aux lumières vives, aux bruits, à la pollution ? Repos sensoriel : sortez dans un parc, et gardez des bouchons d’oreille quand vous êtes dans un café ou un open space.


Vous accumulez les ruminations et le manque d’inspiration ? Pour un repos créatif, lisez un livre que vous aimez, visitez un musée, cuisinez votre plat préféré. Dernièrement, vous criez et pleurez facilement ? Repos émotionnel : écrivez votre journal intime, parlez à un ami de confiance, rejoignez un groupe de parole.


Vous ne supportez plus les autres, ou au contraire la solitude vous ronge ? Repos social : faites une retraite silencieuse, ou au contraire reprenez contact avec d’anciens amis. Enfin, si votre vie manque de sens, allez vers un repos « spirituel » : engagez-vous dans une cause plus grande que vous.

Dernière idée : déterminez quel pourcentage de votre temps vous consacrez à vos domaines de vie (intériorité, temps pour vous, couple, famille, travail, vie sociale...) et notez ce que vous aimeriez changer dans cette répartition. Et surtout : félicitez-vous ! Élise Tablé




Commentaires


Derniers articles
bottom of page