Couple et belle-famille : pour des relations sereines

21/2/2020

 

 

« On se marie avec quelqu’un, pas avec sa belle-famille ». Cela est vrai, mais le conjoint ne vient pas de nulle part ; on est amené à épouser également certains aspects de sa parenté. Voici quelques idées pour améliorer des relations parfois complexes.

 


La belle-famille... Ce thème est pour certains couples un sujet de tension, notamment au début de la vie à deux, où la période d’adaptation réciproque est parfois sinueuse, entre jugements et rivalités. Bien sûr, il arrive que l’on s’entende très bien avec ses beaux-parents, et que la belle-famille devienne véritablement une seconde famille. 


Faire quelques pas pour apaiser les relations peut être nécessaire. « « Quitter son père et sa mère » n’est pas une démarche qui peut s’accomplir en un jour, expliquent Bernadette et Bernard Chovelon dans L’aventure du mariage chrétien (Cerf). C’est un détachement progressif de part et d’autre, qui demande compréhension, tendresse, ouverture d’esprit. »

 

Il arrive que le mariage contribue à ce que l’un des conjoints devienne moins dépendant du regard de ses parents, au fur et à mesure qu’il bâtit son propre foyer. « On ne détache pas son conjoint de ses parents en les critiquant ou en manifestant de l’agressivité envers eux », déclarent Bernadette et Bernard Chovelon. D’autant que les beaux-parents qui voient leur enfant s’éloigner traversent eux aussi, bien souvent, un chemin de renoncement.


La gratitude est une fois de plus un précieux moyen : « Se rappeler que si la femme/l’homme que vous aimez est ce qu’elle/il est, c’est grâce à votre belle-famille », souligne Bénédicte de Dinechin, conseillère conjugale et familiale, dans le précieux « cahier-coach » Le couple dont vous êtes le héros face aux défis de la vie (éditions Quasar).

 

Accepter ses beaux-parents tels qu’ils sont, parce qu’on ne peut pas les changer et qu’il est normal qu’ils fassent à leur manière quand on leur demande un service, est une voie de sagesse. S’interroger sur les qualités de ses beaux-parents, mais également sur leur langage d’amour prioritaire, contribuera à améliorer la relation. Ou encore, essayer de nourrir le lien : pourquoi ne pas inviter sa belle-mère au salon de thé ?

 

Même quand l’entente est bonne, il est important de marquer les limites de son propre couple. Bénédicte de Dinechin propose aux conjoints de « planifier ensemble des séjours assez courts pour être heureux de revenir : combien de nuits passerez-vous sur place au maximum ? » On peut aussi se mettre d’accord sur la fréquence des coups de fil. Se concerter est important : « N’annoncez pas à la cantonade que vous viendrez pour les prochaines vacances ou que voulez un bébé de plus avant de l’avoir validé ensemble ».


Quand des orages éclatent, mettre des mots sur les maux est nécessaire. Bénédicte de Dinechin propose : « Si vous avez du mal à être heureux dans votre belle-famille, parlez-en ensemble pour lister ce qui vous manque ou vous blesse ».

 

La conseillère conjugale et familiale cite le témoignage d’une épouse : « J’en ai beaucoup voulu à Julien de ne pas prendre ma défense chez ses parents. Il avait peur de les trahir en se positionnant. Il a fallu que je pose un ultimatum pour qu’il comprenne : j’y vais à Noël, mais pas à n’importe quelles conditions. Il a été forcé de parler à ses parents de leur attitude, et depuis je me sens soutenue et respectée. »

 

Des pistes pour les beaux-parents 

•  Ne donnez pas de conseils, ni sur l’éducation des petits-enfants, ni sur la décoration.
•  Soyez souples concernant les réunions familiales. Un couple a déclaré à ses enfants à propos du 15 août en famille : « Ce sera « porte ouverte » chez nous. C’est-à-dire que tous ceux qui ont envie de venir viendront, mais ceux qui ne peuvent pas n’auront même pas à s’excuser ».
•  Ne téléphonez pas à votre enfant le soir, quand c’est le seul moment de la journée où il se retrouvera avec son conjoint.
•  Rappelez-vous que plus le couple de vos enfants sera uni, plus votre propre enfant sera heureux.  Solange Pinilla

 

 

Lire le reste de Zélie n°49 - Février 2020

 

Crédit photo : cottonbro/Pexels CC

 

Please reload

Derniers articles
Please reload

  • Facebook
  • Instagram
  • Podcast Soundcloud

© 2015-2020 By Magazine Zélie