Crise du coronavirus : 12 manières d'aider à sa mesure


Crédit photo (c) Fizzer - Facebook.com/fizzer.official

À près de deux semaines du début du déconfinement en France, il n'est pas trop tard pour apporter son aide pendant cette crise sanitaire et économique qui semble promettre de durer. De nombreuses idées existent, dans lesquelles selon votre disponibilités et vos possibilités.

1. Rester chez soi pour freiner actuellement la propagation du virus et sauver des vies. Respecter les gestes barrière : se laver les mains plusieurs fois par jour, garder une distance avec les autres d’un mètre minimum, ne pas toucher son visage, ou encore tousser dans son coude. Porter un masque.

2. Faire de son mieux ce que l’on doit effectuer : réaliser son (télé)travail, s’occuper de ses enfants, prendre soin de soi - alimentation, sommeil, gym, ressourcement…

3. Prier pour les malades et toutes les personnes impactées par la crise. Par exemple, la plateforme Hozana propose plusieurs communautés de prière en lien avec le coronavirus. Un chanoine de l’abbaye de Lagrasse propose dans une vidéo de s’arrêter trois minutes dans sa journée pour dire au fond de son cœur : « Mon Dieu, je rejoins cet homme, cette femme qui va mourir dans les trois minutes. Je suis là pour lui tenir la main ».

4. Prendre soin des personnes les plus vulnérables : malades et leurs proches, personnes âgées, femmes enceintes, soignants (voir point 6), pompiers, militaires, policiers, caissiers, éboueurs, livreurs, personnes isolées, pauvres, épuisées ou encore supportant très difficilement le confinement. On peut faire, si besoin, une liste des personnes que l’on connaît répondant à ces profils.

Quelques idées :

• Faire des courses pour un voisin âgé. On peut aussi laisser son numéro en bas de l’immeuble avec des propositions d’aide : par exemple, imprimer des attestations de déplacement pour ceux qui n’ont pas d’imprimante. Bien sûr, ces différentes aides directes doivent se faire mains lavées, avec un masque et sans contact physique.

• Aider une personne vulnérable à faire ses courses, sachant que cette aide n’est actuellement pas soumise à des contraintes de temps et de distance. Le site covid19.si-senior.com propose de mettre en relation des personnes âgées et des bénévoles pouvant leur faire une course ou aller chercher des médicaments ; mamie-boom.com propose la même chose ainsi que des appels téléphonqiues.

• Faire du soutien scolaire à un enfant grâce aux outils de visioconférence.

• Téléphoner régulièrement à un proche isolé. Certaines familles ont mis en place des « tours » pour qu’un membre de la famille appelle chaque jour cette personne.

• Envoyer un courrier à une personne âgée en Ehpad, grâce à la plateforme « 1 lettre, 1 sourire ». On peut aussi envoyer une carte postale avec Fizzer (photo ci-dessus) : un crédit est offert chaque dimanche pendant le confinement pour envoyer une carte ! Autre possibilité : envoyer une gazette familiale avec des photos et textes, mise en page, imprimée et envoyée par Famileo.

• Envoyer un message numérique - ou un dessin d’enfant - à l’Ehpad le plus proche. Ou aux personnes âgées isolées suivies par les Petits Frères des pauvres, à l’adresse envoietondessin@petitsfreresdespauvres.fr

• Si vous rencontrez des personnes SDF sur le chemin de vos courses, discutez avec elles (en respectant un mètre de distance), donnez-leur du gel hydroalcoolique et de la nourriture et orientez-les vers les structures d’accueil encore ouvertes, mises à jour sur Soliguide.

• Être à l'écoute, pendant cette crise sanitaire, des personnes endeuillées, qui n'ont pas toujours pu assister à l'enterrement. Le site mieux-traverser-le-deuil.fr propose des outils pour soutenir ces personnes, ainsi qu'un service de retransmission des obsèques en direct.

• Pour les lycéens et étudiants qui ont besoin d'aide scolaire ou professionnelle, l'association Article 1 fait appel aux étudiants et aux salariés pour partager conseils et connaissances.

5. S’inscrire à la Réserve civique mise en place par le gouvernement, pour participer à l’aide alimentaire et d’urgence, la garde des enfants de soignants, le lien avec les personnes fragiles isolées ou les courses pour des voisins fragiles : https://covid19.reserve-civique.gouv.fr

On peut bien sûr également s'engager directement dans une association caritative, selon ses disponibilités. Des diocèses et paroisses ont également mis en place des actions, comme à Paris.

6. Soutenir les soignants.

• Prendre des nouvelles des soignants que l’on connaît, leur envoyer un message de soutien, leur offrir une carte cadeau chez un chocolatier...

• Applaudir les soignants à 20 heures à sa fenêtre.

• Apporter un repas prêt à réchauffer à un soignant habitant dans son immeuble, en respectant les règles d’hygiène. Il existe aussi des groupes Facebook dédiés, « Prête ton assiette », pour se mettre en contact avec des soignants proches de chez soi. On peut aussi rejoindre l'initiative Vos gâteaux qui propose de faire de la pâtisserie pour les soignants de Paris et de la grande couronne.

• Financer des livraisons de repas pour les soignants, par exemple via le projet « Tous soignants » sur la plateforme KissKissBankBank.

• Proposer son logement vacant gratuitement à un soignant – par exemple sur www.loger-gratuitement-les-soignants.fr ou via AirBnB ou PAP.

7. Donner son sang. La collecte de sang est indispensable pour répondre aux besoins des patients. On peut prendre rendez-vous sur ce site : https://mon-rdv-dondesang.efs.sante.fr

8. Aider selon ses talents et possibilités. Qu’est-ce que vos compétences professionnelles ou personnelles peuvent apporter dans cette situation ?

Voici quelques exemples vus ou entendus :

Des illustratrices mettent en ligne gratuitement des coloriages pour occuper les enfants.

Des entrepreneurs dans le secteur de l’alimentation offrent des en-cas au personnel soignant.

Des conseillers conjugaux et familiaux proposent une écoute gratuite.

Des infirmières qui n’ont pas exercé depuis plusieurs années reviennent travailler à l’hôpital.

Des éducateurs mettent en ligne gratuitement des ressources éducatives.

Des chanteurs, musiciens ou groupes jouent depuis chez eux et diffusent sur le net.

Des chef(taine)s de mouvements scouts envoient un dossier avec des idées de jeux dans l’esprit du scoutisme.

Des professeurs d’activités extrascolaires proposent des cours à distance (par téléphone ou visioconférence).

Des secouristes prêtent main-forte aux associations proches de chez elles ou dans la Réserve civique.

Des entrepreneurs reportent le paiement des factures dues, ou des bailleurs ajournent les loyers prévus.

Des personnes parties dans leur résidence secondaire donnent la clé du jardin - voire de la maison -, de leur résidence principale à des voisins pour qu’ils puissent en profiter.

Un photographe amateur propose une belle photo de nature chaque jour sur les réseaux sociaux…

9. Pour ceux qui savent coudre, fabriquer des masques en tissu et des blouses.

L’Association française de normalisation (Afnor) liée au ministère de l’Industrie a diffusé un modèle de masque barrière destiné à la population saine, avec des conseils pour les matériaux, des tests à effectuer, ainsi que des patrons : https://telechargement-afnor.org/masques-barrieres Ce n’est donc pas un dispositif médical. Vous cependant pouvez en faire pour vous et vos proches non malades.

D’autres initiatives existent, comme « Des masques en Nord », qui en lien avec le CHU de Lille, proposent aux personnes sachant coudre de participer à la confection de masques. Ou encore le groupe Facebook « Les petits masques solidaires » qui propose une carte de France référençant couturières disponibles, demandes et points de collecte.

Les hôpitaux manquent également de blouses ; un médecin nantais et de ses collègues ont lancé le site www.faisuneblouse.com pour proposer un modèle à réaliser et inviter à déposer les blouses dans les cabinets médicaux et infirmiers. Le réseau "Over the blues" rassemble des bénévoles cousant des sur-blouses ; une carte des antennes locales se trouve sur leur site. Ils manquent actuellement de draps, d'élastiques et de fils. Autre collectif : Blouses pour l'hôpital, qui livre des kits tout prêts aux couturières.

10. Soutenir financièrement ceux qui sont impactés par cette crise :

• Faire ses achats chez les commerces de proximité et les marchés restés ouverts, ou qui livrent ou propose un drive. Privilégier si possible les petits commerçants, qui ont généralement moins de trésorerie que les chaînes de grande taille. On peut les aider en achetant un bon solidaire sur sauvetoncommerce.fr Certains restaurateurs proposent un service de traiteur éphémère. D'autres peuvent être soutenus en pré-commandant un bon d'achat sur la plateforme J'aime mon bistrot. Enfin certains artisans et commerçants lancent des campagnes de financement participatif, n'hésitez à à parcourir les plateformes dédiées.

• Limiter les achats en ligne pour préserver la santé des employés de La Poste - et la vôtre. Si l’on souhaite vraiment faire un achat, s’en tenir à l’essentiel et soutenir des enseignes de petite taille : plutôt les libraires indépendants (par exemple sur www.lalibrairie.com) que des enseignes mondiales.

• L’Église catholique vit des quêtes du dimanche et n’en reçoit plus actuellement en l’absence de messe ; on peut donner via l’application La Quête ou le site du Denier de l’Église. Des sanctuaires souffrent de l'absence de fréquentation et lancent un appel aux dons, comme le sanctuaire d'Alençon sur Credofunding.

• Faire des dons - en argent ou en nature - aux associations qui prennent soin de plus démunis et plus encore en cette période de crise : Emmaüs France, Secours Catholique, Restos du Cœur, Croix-Rouge française, banques alimentaires ou encore Secours populaire... Sans oublier la solidarité internationale.

• Faire des achats solidaires. Deux exemples parmi d’autres : Monsieur Marguerite propose des bouquets de fleurs de producteurs français qui devraient pour beaucoup jeter leur production ; le livre numérique Des mots par la fenêtre rassemblant des textes inédits d'auteurs contemporains, au profit de la Fondation Hôpitaux de France.

• Faire des dons aux hôpitaux - par exemple l’AP-HP a lancé un appel - ou à la Fondation de France qui se mobilise avec l’Institut Pasteur pour aider les soignants, les chercheurs et les personnes vulnérables.

• Faire un don sur « La Cagnotte de proches » : par exemple, en soutien aux soignants de l’AP-HM ou aux familles de l’hôpital Necker.

11. Soutenir l’agriculture française dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, en s’engageant selon ses disponibilités pour des emplois saisonniers. Une plateforme de recrutement a été mise en place, « Des bras pour ton assiette ».

Le Marché vert est une carte collaborative qui recense les « acteurs d'une agriculture respectueuse du vivant » afin de les soutenir dans cette période difficile.

12. Compter les oiseaux. Il n’y a pas de petite bonne action ! La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) propose d’aider à recenser la biodiversité. On peut compter les oiseaux par tranches de 10 minutes sans sortir de chez soi. Tout est expliqué sur le site de la LPO.

Et voilà, vous n’avez que l’embarras du choix... En cette période de crise, participons à cette vague de solidarité et d’amour ! Solange Pinilla

Lire le numéro d’Avril 2020 du magazine Zélie

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