Célibataires et engagées

14/10/2016

 

Il n’est pas toujours facile d’accepter un état de vie de célibataire que l’on n’a pas choisi. Pourtant, c’est en acceptant ce que l’on est que l’on peut développer ses talents. Créés comme toute personne à l’image de Dieu qui est Amour-don, les célibataires sont également appelés à la sainteté. Jésus exprime la primauté de la vocation à la sainteté sur toute mission personnelle par exemple, quand il répond à la femme qui lui dit : « Heureuse celle qui t’a porté et allaité » en affirmant : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent. » (Luc 11, 28)

 

Dans Christifideles Laici, saint Jean-Paul II rappelle un « aspect de la grâce et de la dignité du baptême : les fidèles laïcs participent, pour leur part, à la triple fonction de Jésus-Christ : sacerdotale, prophétique et royale. » Les célibataires peuvent donc avoir une véritable fécondité à la suite du Christ.

 

C’est le cas des célibataires qui s’engagent, comme Lucie Taurines partie trois ans au service de l’insertion professionnelle des jeunes Philippins (ci-dessous), ou Isabelle de Lamotte, responsable du Pélé Eveil qui a lieu chaque été à Lourdes. D’autres choisiront de vivre en colocation avec des personnes de la rue ou des femmes enceintes en difficulté, d’autres encore s’engageront dans leur paroisse, dans des associations diverses ou des mouvements politiques, ou encore comme pompier volontaire ou secouriste... Les idées ne manquent pas pour avoir une vie utile et pleine, sans en faire trop.

 

Il y a d’ailleurs un talent d’équilibriste à développer pour consentir à l’absence de conjoint ou de vie consacrée, tout en gardant une place prête au cas où cela se présenterait.

 

C’est en donnant que l’on reçoit, c’est en s’engageant dans les petites choses que l’on prépare de plus grands engagements. De quoi donner un véritable sens à son célibat, comme nous le montrent les deux trentenaires que nous avons rencontrées. Solange Pinilla

 

> Œil d’expert 
Claire Lesegretain  : « Pour bien vivre son célibat,

il faut y adhérer librement. » 

 

Grand reporter à La Croix, Claire Lesegretain, 57 ans, est l’auteur du livre Etre ou ne pas être célibataire (éditions Saint-Paul, 1998). Depuis l’an 2000, elle anime des week-ends pour « Solos en quête de sens », dont le prochain aura lieu du 25 au 27 novembre 2016, au Centre spirituel de Hautmont, près de Lille.

 

• Comment la Bible parle-t-elle des célibataires ?
 

Elle n’en parle pas ! Le mot « célibataire » n’apparaît pas une seule fois ni dans l’Ancien Testament, ni dans le Nouveau Testament. Et ce, pour la raison que, dès les premières lignes de la Genèse, il est indiqué que l’être humain, créé à l’image de Dieu « homme et femme », est invité à « être fécond et à se multiplier ». Dans la mentalité sémitique, il n’était pas possible de rester seul et de ne pas avoir d’enfants. Il existait cependant un vœu de « nazir », prononcé pour un temps déterminé et qui obligeait, entre autres, à un célibat chaste et continent.
 

De même, certains textes sapientiaux évoquent le fait que « mieux vaut ne pas avoir d’enfant et posséder la vertu » (Sagesse 4,1) et que « les fils de la femme stérile sont plus nombreux que les fils de l’épouse » (Isaïe 54,1). Ce qui signifie que déjà, malgré l’injonction pressante de se marier et d’avoir une descendance, les Hébreux avaient compris que la meilleure manière de se « faire un nom pour l’éternité » n’est pas seulement d’avoir de nombreux fils et filles mais aussi et surtout de respecter les commandements de Dieu. C’est révolutionnaire !
 

Avec Jésus, la révolution est encore plus nette ! Non seulement il ne se marie pas, mais il ne s’intéresse pas à l’état de vie de ses interlocuteurs. La seule fois où il pose une question en ce sens, c’est lors de sa rencontre avec la Samaritaine, en lui demandant d’aller chercher son mari (Jean 4,16). Alors qu’aujourd’hui, notamment dans les milieux cathos, les questions à propos de l’état de vie et du nombre d’enfants sont tout de suite évoquées, avec le Christ il n’y a aucune polarisation sur l’état de vie.

 

• A quelles principales difficultés sont confrontés les célibataires aujourd’hui ?

 

Le mot célibat – c’est-à-dire le fait d’être en âge d’être marié, de ne pas l’être et de ne l’avoir jamais été – est un terme fourre-tout. Les célibataires eux-mêmes ne s’y reconnaissent pas et ne l’utilisent guère… Les sociologues et statisticiens distinguent habituellement un « célibat d’attente jusqu’à 40 ans, d’un « célibat définitif » après 40 ans, mais bien évidemment il n’y a pas d’âge pour rencontrer son futur conjoint et se marier. 
 

L’un des écueils pour les célibataires est l’attente, comme une mise entre parenthèses de sa vie, en reportant les décisions à prendre « plus tard, une fois marié ». Or il est important d’habiter pleinement son célibat du moment, donc d’adhérer librement à son état de vie, sans préjuger de l’avenir. Sinon, on passe à côté de sa vie !
     
Un autre écueil peut-être le repli sur soi, en nourrissant plus ou moins consciemment le sentiment d’être rejeté, oublié car « personne ne m’a choisi ». On peut alors, pourquoi pas, se faire aider par un bon psychothérapeute ou un groupe de parole, pour comprendre l’origine de ces blocages, de ces peurs - peur de l’autre, de la sexualité, de l’engagement...

 

• Le célibat ne peut-il être un temps pour mieux se connaître et se construire ?

 

Cela n’est pas propre aux célibataires ! On peut apprendre à mieux se connaître en étant marié. L’important est d’avoir le désir et le souci de développer ses potentialités et de considérer toutes les expériences et les rencontres que la vie nous offre au quotidien comme des occasions de croissance. On peut aussi créer de telles occasions en passant du temps, par exemple, avec ses neveux et nièces, avec ses filleuls. C’est important pour des célibataires qui ne sont pas parents d’être en contact fréquent et confiant avec des enfants et des adolescents.

 

C’est important aussi de veiller à son réseau amical, en gardant une générosité et une largesse de cœur : attention, par exemple, à ne pas inviter toujours les mêmes personnes, à ne pas fréquenter toujours les mêmes cercles ! 
 

Par ailleurs, à la différence des couples avec enfants qui peuvent célébrer anniversaires de mariage, premières communions, réussites au bac, mariages des enfants, naissances des petits-enfants, etc., les célibataires doivent créer eux-mêmes des fêtes pour marquer les étapes de leur vie – ses 40 ans, ses dix ans d’engagement dans tel mouvement… Dans ce domaine comme dans d’autres, les célibataires ne doivent pas craindre de se montrer créatifs  ! • 

 

 

 

Lucie, 31 ans : « Disponible à 200 % pour ma mission »

 

 

Après quatre ans dans le monde des cabinets de conseil parisiens, Lucie Taurines est partie trois ans et quatre mois en volontariat humanitaire aux Philippines. Dans un livre-témoignage, Marqués à vie. Sortir de l’exclusion (éditions Youth 4 Change Network – éditions Emmanuel), elle raconte comment elle en est venue à quitter le confort de sa vie de jeune femme occidentale branchée pour vivre au milieu des jeunes exclus de la société philippine. (ci-dessus en photo, avec de jeunes prisonniers)
 

Aînée de six enfants, Lucie apprécie au départ sa vie professionnelle suite à ses études de commerce. « Mon esprit et toutes mes forces étaient mobilisées vers un seul objectif : faire gagner plus d’argent à l’entreprise pour laquelle je travaillais et augmenter le montant de mon compte en banque », raconte-t-elle dans son livre. Pourtant, elle s’interroge sur le sens de sa vie. Changer d’entreprise est sans effet sur son questionnement. Et si retrouver le sens de la générosité et de l’aventure était la clef ? 
 

Elle commence à réfléchir à l’idée de partir en mission à l’étranger et participe à une journée de découverte de l’ONG Fidesco. « Ce fut comme une évidence qui répondait à toutes mes questions », nous raconte Lucie. Après un temps de formation, elle apprend que sa mission aura lieu aux Philippines, en tant que coach pour LP4Y, « Life Project For Youth », une organisation partenaire dédiée à la réinsertion des jeunes, créée trois ans auparavant par un couple de Français. 
 

Sur place, Lucie accompagne des jeunes gens et des jeunes femmes marqués par l’isolement, la drogue ou la violence, afin qu’ils retrouvent confiance en eux et une vie professionnelle. De cette mission entre 2012 et 2015, Lucie a récolté beaucoup de fruits. Elle a été frappée par la joie des jeunes Philippins en dépit des malheurs qu’ils rencontrent. Elle a appris la joie des choses simples et celle de vivre l’instant présent. 
 

« Mon regard sur le monde a changé, raconte-t-elle. Tout a été remis en question au fur et à mesure de ma mission. On se sent tout petit face à l’immensité de la pauvreté. En même temps, je me suis rendu compte de toutes les chances que j’avais, comme ma famille ou la santé. Cet engagement a aussi changé ma vie spirituelle. Dans certaines situations, la seule personne vers qui on peut se tourner, c’est Dieu. L’Évangile devenait concret : heureux les pauvres de cœur ! » Grâce à cette expérience, Lucie s’est découvert « une passion pour le service ». Elle travaille maintenant pour Fidesco et est également présidente de Life Project For Youth à Paris. 
 

Pour Lucie, le fait d’être célibataire lui a permis d’être « disponible à 200% » et extrêmement ouverte sur sa mission. à la différence des couples ou des familles engagées dans un volontariat humanitaire – dont le témoignage est également précieux –, elle était disponible à toute heure, même le soir ou la nuit, pour écouter et discuter. « La fécondité des échanges était le cœur de ma mission » affirme-t-elle. 
 

Si Lucie s’est engagée à l’autre bout du monde, cela lui a également donné envie d’agir dans son propre pays. Elle est allée trois jours en immersion à Bondy en Seine-Saint-Denis, pour un séminaire en partenariat avec Le Rocher, qui accompagne les jeunes et leurs familles dans les cités et quartiers populaires : « J’ai retrouvé la même joie de la rencontre, à 45 minutes de Paris. » L’engagement est possible partout. • 
S.P.

 

 

 

Isabelle, 35 ans : « Les petits engagements préparent les grands »

 

 

Depuis cinq ans, Isabelle de Lamotte (à droite sur la photo) est responsable du Pélé éveil, qui a lieu chaque année à Lourdes  du 11 au 16 août. Elle est responsable de 70 hospitaliers au service de 20 jeunes porteurs de handicap et de leurs familles, lors du pèlerinage national organisé par l’Hospitalité Notre-Dame de Salut.

 

Dans la vie de tous les jours, Isabelle est psychomotricienne. « Je voulais travailler dans l’humain, raconte-t-elle, accompagner la personne de la naissance à la mort, dans le handicap, la maladie ou la souffrance. » En neuf ans, elle a travaillé avec des enfants, des adolescents, de jeunes adultes et des personnes âgées. 
 

Son engagement à Lourdes remonte à ses 19 ans. Elle se rend alors au pèlerinage national à Lourdes, comme hospitalière auprès des sourds et malentendants. On lui parle par la suite du Pélé éveil, qui a la particularité d’accompagner les jeunes porteurs de handicap avec leurs familles. Elle y participe donc presque chaque année à partir de 2002. 
 

En 2010, elle prend un engagement dans l’Hospitalité Notre-Dame de Salut, où elle promet au cours d’une veillée de se mettre au service du pèlerinage national pour toute sa vie : à savoir, s’y rendre chaque année du 11 au 16 août, se rendre à des réunions de préparation, visiter les pèlerins, apporter son soutien financier ainsi que sa prière. 
 

« Ce service est exigeant, mais je savais que j’allais être heureuse et que j’étais à ma place en faisant cela, explique Isabelle. Il y a eu un « après-engagement ». Cela fait maintenant partie de ma vie et de mon quotidien. » Pour autant, un temps de discernement lui a été nécessaire, concernant la conciliation entre cet engagement et un éventuel mariage. Puis ses doutes se sont envolés.
 

Peu de temps après, on a demandé à Isabelle si elle acceptait de prendre la succession des responsables du Pélé Eveil. « Je sentais que j’allais dire oui. Entre la raison et le Seigneur, j’ai écouté celui-ci ! » 

 

Outre le pèlerinage en août, Isabelle consacre plusieurs week-ends par an et beaucoup de soirées à préparer le planning et les animations du pèlerinage. En mars, un week-end de lancement a lieu avec tous les responsables des services du pèlerinage national. En avril, Isabelle réunit son équipe d’une vingtaine de personnes. C’est un vrai travail de management, pour repérer les talents de chacun et ne pas blesser. En octobre a lieu le week-end du bilan.
 

Alors que l’année prochaine sera la dernière de son mandat de six ans, la jeune femme tire de nombreux fruits de cette responsabilité : « J’ai beaucoup appris sur moi grâce à cette mission d’Église vécue entre les mains du Seigneur. J’ai compris que j’étais capable de parler devant cent personnes, de transmettre et de fidéliser, de m’adapter et de rebondir, de beaucoup préparer en avance pour pouvoir lâcher prise sur place dans mon esprit. Au niveau spirituel, je me sens toujours plus petite. Le Seigneur me parle à travers cette responsabilité, et Marie veille sur moi. J’ai compris qu’on peut servir le Seigneur de multiples manières : quand je prépare le Pélé Eveil, je suis déjà dans le service et la prière. »
 

Isabelle a pris la suite d’un couple dans ce rôle de responsable, et a donc dû être présente pour deux : à la fois être vue et gérer les aléas en arrière-plan. « Le fait de préparer cela seule me prend plus de temps, peut-être trop de temps ? s’interroge Isabelle. Mais cela me permet de chercher au fond de moi des ressources, ainsi que d’apprendre à déléguer. » Elle y voit une vraie fécondité : « La fécondité, pour moi, c’est se rendre compte que le service que nous rendons nous fait grandir et permet aux autres de grandir. »

 

Pour vivre cette fécondité, Isabelle invite à ne pas fuir son célibat : « C’est très beau ce qu’on vit dans le célibat, si on l’accepte ! Plutôt que de me dire : « Pourquoi ce n’est pas moi (qui suis mariée) ? », je me dis « Pourquoi moi (je suis célibataire) ? » Je vois le verre moitié plein. J’ai quatre filleuls et cinq neveux, et j’ai davantage de temps pour eux que si j’avais des enfants. Dans le cas où je n’aurais jamais d’enfant, je sais que j’ai quatre filleuls merveilleux, quatre familles qui prient pour moi. Je suis leur maman du baptême ! » Elle essaie de voir chacun trois fois par an environ, pour qu’ils sachent qu’ils pourront s’appuyer sur elle. 
 

Isabelle affirme vivre son célibat de manière sereine, ce qui ne l’empêche pas d’en souffrir parfois : « Je sais que ce n’est pas ma vocation, que je ne suis pas « accomplie »... mais que cela ne m’empêche pas de m’accomplir ! »
 

Cette sérénité, Isabelle la puise notamment dans une retraite spirituelle de Saint-Ignace pendant laquelle elle a dit au Seigneur : « Je voudrais juste savoir quelle est ma vocation, et je serai patiente. » Ayant discerné un appel au mariage, elle est confiante à propos de son avenir : « Cela se fera. » 
 

Il est vrai que le célibat se vit différemment selon l’âge : « Vingt ans est l’âge de tous les possibles. A trente ans, on est dans la réalité de la vie, de la solitude. On doit prendre ses décisions, sans être dans le regret de les prendre toute seule. Je n’allais pas ne pas vivre ma vie, la laisser en attente, parce que je suis célibataire. Le célibat n’est qu’un élément de ma vie. »

 

Parmi les aspects douloureux à vivre, se trouve celui d’être rarement invitée à des dîners  avec des couples mariés. Isabelle pense qu’il ne faut pas priver des couples de voir des célibataires – notamment pour que les couples ne se focalisent pas excessivement sur leurs enfants – ni priver des célibataires de voir des couples, ce qui leur permet alors peut-être de moins idéaliser le mariage. Chacun apporte quelque chose aux autres. « Ce qui particulièrement difficile, ajoute la jeune femme, c’est quand le célibataire est celui qui doit se déplacer, car – c’est un fait – c’est plus compliqué de le faire quand on est un couple avec enfants. Mais j’ai aussi envie que les gens viennent chez moi ! »
 

Le regard des autres peut aussi peser, comme celui des collègues de travail qui ne comprennent pas forcément le fait d’attendre le mariage pour vivre une relation charnelle avec quelqu’un. Isabelle y voit l’occasion de témoigner sur son choix de vie ; elle a vu certains se confier à elle devant sa foi et son célibat assumé.
 

Les annonces de mariages ou de naissances ne sont pas toujours faciles à accueillir immédiatement avec joie pour les célibataires, mais Isabelle dit avoir la grâce de s’en réjouir sans arrière-pensée. 

 

A propos du lien entre engagement dans une action et célibat, Isabelle a eu l’occasion de réfléchir : « Attention à l’activisme, il ne faut pas multiplier les lieux de service. Si l’on est débordé, c’est que l’on n’est plus à sa place, on laisse les autres remplir notre vie et l’on n’a plus le temps de se connaître. » Elle ajoute : « La question de l’engagement est importante pour les célibataires qui hésitent à se lancer du fait de leur situation « entre deux », et pour ceux qui ne supportent plus l’attente, se croyant inutiles, ce qui est évidemment totalement faux. Les petits engagements préparent les grands engagements ! »
 

L’engagement des célibataires est une question que les couples doivent également considérer : « Notamment pour ceux qui pensent parfois que les célibataires ne savent pas ce que c’est que l’engagement, ignorant voire dénigrant la réalité de chacun à ce moment-là. On entend parfois des gens dire que les célibataires ont peur de l’engagement et que cela explique leur célibat, ou au contraire qu’ils en font trop, passent à côté de leur vie et n’ont pas le temps de rencontrer quelqu’un... Ils oublient que l’engagement prend de multiples formes, de multiples chemins et que celui du mariage n’est pas le seul et véritable. Toutes les formes d’engagement existent et font grandir en sainteté, si elles prennent naissance dans le cœur de Dieu. » 
 

Pour Isabelle, l’essentiel est de vivre sa vie à la place préparée par Dieu pour ce moment présent. Elle n’hésite pas à affirmer : « Il est important que les couples aussi veillent à ne pas s’enorgueillir de s’être engagés parce qu’ils sont mariés, à ne pas considérer cet engagement initial comme suffisant, en risquant de perdre les fruits et talents qu’il pourrait dévoiler. »
 

En quittant l’appartement d’Isabelle, on lit près de la porte : « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions. Confiance et abandon : ce n’est pas une illusion, mais l’Espérance ! » Tout est dit. • Solange Pinilla

 

 

Article paru dans Zélie n°13 (Octobre 2016) - Crédits photo : © l i g h tp o e t/Shutterstock.com - © Constance Delaoustre - © Pélé Éveil 

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