Élisabeth de la Trinité, "louange de gloire"

20/6/2016

 

 

Alors que vient d'être annoncée sa canonisation le 16 octobre prochain, la bienheureuse Élisabeth de la Trinité semble cousiner avec sainte Thérèse de Lisieux : elle entra au Carmel de Dijon à l’âge de 21 ans, elle y mourut cinq ans plus tard en 1906, en odeur de sainteté. Très bonne pianiste, elle avait trouvé sa vocation : celle d’être une « louange de gloire » à la Trinité.

 

Le 20 juin 2016, le pape François a annoncé pour le 16 octobre la canonisation de cinq nouveaux saints, parmi lesquels la bienheureuse Elisabeth de la Trinité. « Une louange de gloire, c’est une âme de silence qui se tient comme une lyre sous la touche mystérieuse de l’Esprit-Saint afin qu’Il en fasse sortir des harmonies divines » écrivait  Élisabeth.  Née en 1880 de Joseph Catez et Marie Rolland, elle vit dans la musique la plus belle image de la sainteté. Elle commença le piano au conservatoire de Dijon à l’âge de 7 ans, et remporta le premier prix de piano à 13 ans. Elle aimait jouer Chopin, Liszt ou Schumann. 
 

« Le leçon musicale Élisabeth est une leçon de sagesse », explique Jean-Louis Fradon, dans Élisabeth de la Trinité. Une femme pour le XXIe siècle (éditions de l’Emmanuel). « Ce travail exigeant et sain consiste à recherche l’unité intérieure, l’ajustement de nos cordes au diapason de Dieu pour que l’harmonie soit belle, digne de la beauté de Dieu. »
 

De la même façon que Thérèse de Lisieux avait écrit : « Ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour », Élisabeth de la Trinité, entrée au Carmel en 1901, découvre la sienne dans la phrase de saint Paul aux Ephésiens : « C’est en lui que nous avons été élus (...) pour que nous servions à la louange de sa gloire. »
 

Élisabeth, dont le prénom fait référence en hébreu à bethel, « maison de Dieu », reçut comme nom de religieuse Élisabeth de la Trinité. Elle se jeta alors dans la vie trinitaire, qu’elle appelait  amoureusement « mes Trois », et pour qui elle écrivit de nombreux poèmes et prières, dont le célèbre « O mon Dieu, Trinité que j’adore » (ci-dessous). Atteinte de la maladie d’Addison, une maladie endocrinienne rare, ses dernières paroles furent « Je vais à la Lumière, à l’Amour, à la Vie ! » Elle a été béatifiée en 1984 par Jean-Paul II.
 

Sa vie d’amour et de foi continue d’inspirer et de susciter des publications : Élisabeth de la Trinité (1880-1906) : une clarté de cristal de Patrick-Marie Févotte est paru en avril chez Salvator. Les éditions du Carmel ont sorti le 28 mai Le ciel sur la Terre : Élisabeth de la Trinité et la spiritualité sacerdotale de Christian-Marie Michel et ont programmé pour début septembre Élisabeth de la Trinité, une existence baptismale par Antonio-Maria Sicari. à même époque paraîtra un Atlas Élisabeth de la Trinité : rayonner Dieu de Didier-Marie Golay aux éditions du Cerf. • Elise Tablé

 

Prière d'Élisabeth de la Trinité

«  O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action créatrice. »

 

 

Article paru dans Zélie n°10 (Juin 2016) - Crédit photo : Willuconquer/Wikimedia commons cc

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