Communiquer en couple

17/12/2015

 

 

L’amour, Marie-Noël et Olivier Florant en connaissent quelque chose : mariés depuis 45 ans, ils sont sexologues et conseillers conjugaux depuis de nombreuses années. Dans un livre qui vient de paraître, Aimer après la foudre et l’orage aux éditions du Cerf, ils nous livrent la substantifique moelle de leur réflexion et de leur expérience, notamment sur la communication.

 

Un premier enseignement est celui du doute envers ses propres certitudes : « Si nous acceptons mieux de douter de ce que nous voyons et entendons et si nous comprenons que nos évidences ne sont pas nécessairement celles de l’autre – de notre conjoint en particulier – nous faciliterons nos relations conjugales comme celles que nous avons avec tous nos proches », affirment Marie-Noël et Olivier Florant.

 

Trop souvent, nous voulons voir les choses comme elles devraient être, et non comme elles sont. De plus, nous ne sommes pas aussi libres que nous l’affirmons de penser ce que nous voulons et quand nous le pensons : la simple position de notre corps influe sur la conduite de nos pensées.


Plusieurs conseils sont donnés dans ce livre pour faire grandir l’intimité avec son conjoint, sur tous les plans : charnel, émotionnel, ludique, social, intellectuel et spirituel – même si « l’intimité spirituelle est une catégorie transversale qui se développe au sein des autres intimités ». La communication charnelle, que ce soit pendant ou en dehors des moments d’intimité sexuelle, passe notamment par le regard, l’odorat et la parole. L’essentiel de l’information que nous donnons passe par l’intonation, les mimiques et les postures, bien plus que par le contenu verbal lui-même.


Les auteurs du livre donnent dix règles pour mieux communiquer. D’abord, se tenir face à face et à la même hauteur que son conjoint, car « être obligé de regarder son interlocuteur en levant les yeux, en les baissant, ou latéralement, modifie les pensées et les sentiments que l’on a pour lui : infériorité, supériorité, menace, crainte, défense, etc. ». Puis pour établir un contact visuel bienveillant, un petit exercice peut aider à développer l’empathie : regarder attentivement le visage de son interlocuteur et reproduire sa mimique, puis prendre conscience de son émotion et mettre un nom sur cette attitude. En ressentant ce que l’autre ressent, on peut mieux comprendre sa logique.


Autre conseil : employer le nom propre de son interlocuteur. « Même les mots doux mécaniquement répétés, comme «mon amour», ont tendance à réduire le conjoint à une fonction pour soi » affirment Marie-Noël et Olivier Florant.


Ou encore, parler lentement, distinctement, sans élever la voix ; employer des mots simples et concrets, des phrases courtes, des énoncés affirmatifs, précis et factuels ; donner un seul message à la fois et vérifier qu’il a été compris avant de passer à l’idée suivante peuvent aider à communiquer de façon plus profonde. • S.P.

 

 

Article paru dans Zélie n°4 (Décembre 2015) - Crédit photo : Idesignstudio/Pixabay.com

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